Bulletin 32

Artistes: Ivana Adaime Makac, Gabriela Garcia-Luna, Virginia de Medeiros, Erik Olofsen, , Els Vanden Meersch

Le concept d’espace « pratiqué », élaboré par Michel de Certeau, trouve toute sa pertinence en regard de la saison 2007-2008 de LA CHAMBRE BLANCHE. C’est bien de déplacements constructifs et de renversements perceptuels dont il est question, cela dans l’espace successivement transgressé, ritualisé, fuyant, naturalisé et réactualisé au cours des cinq résidences qui s’y sont succédées, chacune exigeant une posture différente de la part des regardeurs qui « pratiquent » le lieu à travers les oeuvres.

Fnoune Taha jette un éclairage philosophique sur la démarche de Virginia Medeiros. L’oeuvre À contre-sens de l’artiste brésilienne porte sur la transgression des genres et des classes sociales. Des vidéos, tournées dans un quartier défavorisé de Salavador, présentent les parcours détournés de deux marginaux, Simone et Preta.

Jean-Pierre Guay relate le dernier voyage de Gabriela Garcia-Luna, Universos relativos, véritable rite de passage en trois temps par lequel l’artiste mexicaine apprivoise le décès de son père. Il s’agit de « suspendre le temps » pour se rendre ailleurs en traversant la réalité présente.

Avec Possible Worlds, une espèce de chantier en construction, l’artiste Erik Olofsen s’emploie à déconstruire notre perception de l’espace. Annie Hudon Laroche souligne comment l’artiste réalise des espaces toujours « fuyants », entre fiction et réalité, au moyen de mises en abîme, de dédoublements, de juxtapositions.

Dans Le banquet de Ivana Adaime Makac, des sculptures végétales sous verre sont animées par le chant des grillons: six espaces clos retournés sur la lenteur de petits mondes conjuguant la vie et la mort, convoquant « le délicieux ou l’abject ». Dans son texte, Denis Lessard rappelle le rapport des insectes avec la création.

Sébastien Hudon parcourt les Exils intérieurs de l’artiste belge Els Vanden Meersch. Dans la salle d’exposition et dans une espèce de « bunker » noir, des photographies d’intérieurs déserts, à la fois étranges et familiers, instillent une angoisse irrépressible: leur dépouillement glacial évoque la rigidité stérile du totalitarisme.

Jacqueline Bouchard

Le concept d’espace « pratiqué », élaboré par Michel de Certeau, trouve toute sa pertinence en regard de la saison 2007-2008 de LA CHAMBRE BLANCHE. C’est bien de déplacements constructifs et de renversements perceptuels dont il est question, cela dans l’espace successivement transgressé, ritualisé, fuyant, naturalisé et réactualisé au cours des cinq résidences qui s’y sont succédées, chacune exigeant une posture différente de la part des regardeurs qui «pratiquent» le lieu à travers les oeuvres.

Fnoune Taha jette un éclairage philosophique sur la démarche de Virginia Medeiros. L’oeuvre À contre-sens de l’artiste brésilienne porte sur la transgression des genres et des classes sociales. Des vidéos, tournées dans un quartier défavorisé de Salavador, présentent les parcours détournés de deux marginaux, Simone et Preta.

Jean-Pierre Guay relate le dernier voyage de Gabriela Garcia-Luna, Universos relativos, véritable rite de passage en trois temps par lequel l’artiste mexicaine apprivoise le décès de son père. Il s’agit de « suspendre le temps » pour se rendre ailleurs en traversant la réalité présente.

Avec Possible Worlds, une espèce de chantier en construction, l’artiste Erik Olofsen s’emploie à déconstruire notre perception de l’espace. Annie Hudon Laroche souligne comment l’artiste réalise des espaces toujours « fuyants », entre fiction et réalité, au moyen de mises en abîme, de dédoublements, de juxtapositions.

Dans Le banquet de Ivana Adaime Makac, des sculptures végétales sous verre sont animées par le chant des grillons: six espaces clos retournés sur la lenteur de petits mondes conjuguant la vie et la mort, convoquant « le délicieux ou l’abject ». Dans son texte, Denis Lessard rappelle le rapport des insectes avec la création.

Sébastien Hudon parcourt les Exils intérieurs de l’artiste belge Els Vanden Meersch. Dans la salle d’exposition et dans une espèce de « bunker » noir, des photographies d’intérieurs déserts, à la fois étranges et familiers, instillent une angoisse irrépressible: leur dépouillement glacial évoque la rigidité stérile du totalitarisme.

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