Mixité

Michelle Teran |

Du 1er septembre au 20 décembre 2015

Discussion et projection le samedi 7 novembre à 14h
Colloque le samedi 12 décembre à 14h
En galerie du 12 au 20 décembre


LA CHAMBRE BLANCHE accueille l'artiste canado-mexicaine Michelle Teran pendant une longue résidence in situ qui a commencé le 1er septembre et qui se terminera le 20 décembre. Actuellement, elle développe une série d'œuvres qui examinent les subjectivités de la crise dans le cadre des récents (après 2011) mouvements politiques.

Elle s’est intéressée à la crise d'expulsion espagnole concentrant ses recherches sur le mouvement de droit au logement opérant dans tout le pays. Elle réalise une production de films, de textes et de performances qui documentent les réalités quotidiennes de la crise contemporaine sur la vie de chacun et les stratégies développées pour offrir une résistance créative contre l'injustice produite par une économie néo-libérale.

Lors de sa résidence à LA CHAMBRE BLANCHE, Michelle développe cette recherche en mettant l'accent sur les questions du droit au logement à Québec dans le cadre des récentes protestations contre les mesures d'austérités gouvernementales. Dans son projet de résidence Mixité, elle a rencontré différentes organisations qui défendent le droit au logement: Pech-Sherpa, BAIL, Comité populaire de Saint-Jean-Baptiste, Mères et Monde et FRAPRU.

Cinq courts métrages réalisés à partir de ces rencontres mettent l'accent sur le travail effectué par chacune des organisations. Les vidéos des événements qui ont eu lieu tout au long du mois d’octobre et de novembre dans la ville de Québec accompagnent ces films. Ceux-ci comprennent La Nuit des Sans-Abri et divers moments autour de la grève sociale: occupation du bureau du député libéral, Sébastien Proulx, et de la Banque Nationale, ainsi que des manifestations de rue et d’autres actions. Michelle Teran met en commun ces documents avec son travail produit en Espagne.

Le point fort de cette recherche est la transcription d'une discussion entre un psychologue et quatre femmes à Madrid au sujet de leurs expériences personnelles concernant l’éviction. Ce texte a été traduit en français, dans le cadre de sa résidence. Michelle Teran présentera ces films et d'autres éléments de sa recherche dans un contexte installatif. Une lecture publique du texte traduit suivie d'une discussion accompagnera l'installation. Tous les événements auront lieu à LA CHAMBRE BLANCHE.


Née au Canada, Michelle Teran, vit et travaille entre Berlin et Madrid. Elle revendique une pratique hybride qui relie étroitement la participation politique et sociale des actions en l'art actuel. Elle est le lauréat de nombreux prix, dont le prix Transmediale, le Turku2011 Digital Media & Art Grand Prix, mention honorifique du Prix Ars Electronica (2005, 2010) et la Vida 8,0 Concours International Art & Artificial Life.




Bio

Michelle Teran est une artiste d'origine canadienne qui vit et travaille actuellement à Berlin, en Allemagne. Sa pratique s’articule autour de la performance et de l'environnement urbain dans lequel elle fait la critique des médias, de la connectivité et de la perception avec la ville. Ses performances et ses installations reposent sur une réflexion de la surveillance, de la cartographie et des réseaux sociaux pour construire des scénarios uniques qui rappellent l’énergie des conventions et des relations sociales en question. Ces travaux mêlent le documentaire, l'art participatif ainsi que les performances qui s’illustrent dans la ville. Elle est la lauréate de nombreux prix, dont le prix Transmediale, le Turku2011 Digital Media & Art Grand Prix, une mention d'honneur du Prix Ars Electronica (2005, 2010) et la Vida 8,0 Concours International Art & Artificial Life.

Démarche

De 2010 à 2014, Michelle Teran a participé au Norwegian Artistic Research Programme et elle a été chercheuse pour l'Académie Bergen d’art et de design. Dans ses projets de recherches artistiques, Future Guides for Cities, elle explore la relation entre les archives en ligne et l’espace de la ville. Elle examine la notion de guide, en tant que personne, que carte ou que méthode. Par son projet, elle explore les constructions spatiales et sociales des relations entre public et privé. Elle utilise des décalages participant également au processus de traduction. Sa recherche a été réalisée grâce à la production de plusieurs œuvres qui ont un langage narratif émergeant du chevauchement de différents types de cartographie: travaillant avec les archives en ligne, lecture microhistoire des individus et l'emplacement physique. Actuellement, elle développe une série d'œuvres qui examinent la subjectivité des crises dans le cadre des récents (après 2011) mouvements politiques. Son travail s’est dirigé vers la crise d'expulsion espagnole; concentrant ses recherches sur le mouvement de droite à propos des logements d’exploitation dans tout le pays, dans lequel elle a produit des films, des textes et des performances qui documentent les réalités quotidiennes de la crise contemporaine sur la vie des individus et les stratégies développées pour offrir une résistance créative contre l'injustice produite par une économie néo-libérale. Lors de sa résidence à LA CHAMBRE BLANCHE, elle va introduire et développer davantage son travail actuel autour de la subjectivité des crises. Son travail sera combiné à une série de conversations filmées avec d’activistes, d’architectes, de sociologues et d’autres professionnels au sein de la ville de Québec qui critiquent les situations de crise au sein de leurs propres communautés. Les résultats de ses recherches seront présentés sous forme de performance/installation et de séminaire.




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