#ALPHALOOP

Adelin Schweitzer |

10 juillet au 24 septembre 2018
Présentation le 20 septembre 2018 en 5@7



Bio

Né en 1978, Adelin Schweitzer vit et travaille à Marseille. Il obtient son diplôme (DNSEP) à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence en 2004 où il a découvert des artistes comme Tinguely, Marc Pauline du S.R.L ou bien encore Stelarc, et beaucoup expérimenté dans le champ des nouvelles technologies. En 2005 il présente son premier dispositif, le VidéoPuncher 1.3 à la biennale d’art Contemporain ARCO à Madrid et participe avec le même projet en 2006 à la manifestation «La villette numérique» à Paris. C’est à partir de ces deux expériences que va naître le projet d’installation ININTERACTIF au sein duquel il construit des dispositifs qui interrogent de manière ironique le public sur sa place dans les processus d’interaction homme/machine. En 2008, il part en Angleterre afin de poser les bases d’A-Reality à l’occasion de Liverpool capitale européenne de la Culture 2008. Dans ce projet, il invite chaque participant à redécouvrir son quotidien à travers les perceptions d’une machine. En 2010, il s’attaque à la mise en scène et démarre la production du spectacle HolyVj qui mélange performance de skate, vidéo immersive et intelligence artificielle. Depuis 2012, il travaille sur le SimStim, un cycle de restitution du projet A-Reality qui aborde la question de la relativité du réel…

Démarche

« L’artiste est le maître des objets ; il intègre dans son art des objets cassés, brulés, détraqués pour les rendre au régime des machines désirantes dont le détraquement fait partie du fonctionnement même ; il présente des machines paranoïaques, miraculantes, célibataires comme autant de machines technique, quitte à miner les machines techniques de machines désirantes. Bien plus, l’œuvre d’art est machine désirante elle-même. L’artiste amasse son trésor pour une proche explosion, et c’est pourquoi il trouve que les destructions, vraiment, ne viennent pas assez vite. » L’Anti-Œdipe, Gilles Deleuze – Félix Guattari C’est mon père qui avait l’habitude pour m’occuper de me donner toute sorte de machines à démonter. Je passais des heures à les bricoler, les démantibuler, à explorer les rouages et les organes complexes des appareils domestiques les plus divers. J’ai commencé, dans un premier temps par les réduire en miette pour progressivement apprendre à les remonter, et parfois à les remettre en route. Une anecdote qui résonne dès lors comme un élément fondateur dans ma démarche d’artiste. Celle-ci pouvant se résumer à une expérimentation permanente et empirique de la technique. Une décomposition nécessaire au développement de mon imaginaire. Un jeu perpétuel qui me permet de construire mon langage artistique et de dessiner pour reprendre un concept de Deleuzien, des lignes de fuite hors du cadre global. Au delà des processus technique mis en action dans mon travail, j’attache une attention particulière à la relation qui s’établie entre le spectateur et l’objet. La nature de cette relation illustrant bien souvent les limites de l’interactivité à produire une œuvre. Dans le même temps, je m’intéresse à l’histoire des technologies, leur influence sur la société, et la place qu’elles occupent désormais dans l’imaginaire collectif. Raison pour laquelle je m’appuie souvent dans la construction de mes dispositifs sur la récupération et le détournement de machines ou de techniques préexistantes. Si les machines excitent mon imaginaire, elles l’effraient tout autant; Ma posture d’artiste figurant dès lors celle du dresseur de fauves…




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